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  Le fleuve Rhône (Haut Rhône).

Végétalisation des berges dans les Rhônes courcicuités
Image: carte mise à jour printemps 2004. En vert la ou la renouée est implantée, en vert plus fonçé là où d'un coup elle s'est implantée après le catastrophique curage de 2003. ce curage a en effet fait sauter une berge "naturelle" (en place naturellement avant 1980) ou poussaient des saules (carré ij à droite), le curage à aussi enlevé les arbustes du carré IQ. la renouée les remplace avec promesse d'érosion accélérée.

Il apparaît certain que c'est bien les opération de curage qui font proliférer la renouée, qui ensuite se propage avec les dépots de limons. Les berges se maintiendraient à peu près sans le curage grace aux saules. c'est le cas pour les partie sans renouées qui ont justement échappées au curage.

Une discussion avec "un chef" m'a laissé muet: il a raison, on ne peut pas discuter: la renouée est un phénomène naturel qui n'est aucunement du au curage. un point c'est tout. Ainsi il existerait encore des dirigeants de travaux à la CNR qui ignorent le mécanisme de propagation de la renouée. C'est un signe que les "consignes" ne sont pas remontées. De plus ceux qui curent ne sont que des ouvriers d'entreprises de battiment travaux publics que la CNR embauche pour le curage: donc un intermédiaire de plus: rien d'ettonant que tout le curage soit fait n'importe comment.
De plus il est clair que ceux qui curent les berges ne savent pas faire la différence entre les bords naturels du rhône, les berges d'origines, et les bords "artifiçiels" dues à l'exondation du à la baisse de débit (plus récents), ils détruisent donc les vrais berges: c'est le cas du carré IQ et du carré IJ ou d'ailleurs le rhône a localement augmenté de grandeur en passant de JJ à IJ créant la petite île dite "île des suisses".

Un plan de restauration devrait faire en sorte de remonter le niveau pour que l'eau puisse mouiller ces berges et en particulier permettre de raccorder les lônes de ik et ij, actuellement simples dépression accumulant les racines de renoueés. la hausse des débits réserves ne le permettra pas (+10cm) il faut remonter de 60 à 100cm au moins, en rehaussant le seuil de lucey peut être?

code QRA basé sur europeen 1950

La solution actuelle? Vive le bull...
Alerte!!! septembre 2002 alerte relançée en 2004.
et en 2005 en 2006 en 2007.
2007 a été la pire année. le vieux rhone a été remis en ligne suite à la constation des dégats enfin de montrer les photos comparatives

(renouée du japon) On se demande comment mieux faire pour permettre à la "peste" végétale dite "renouée du japon" pour mieux l'aider à se propager:
voir la_belle_vie_de_fallopia-japonica.htm
1). Racler au buldozer les berges déjà envahies en automne: déjà le 8 septembre de nombreuses tiges et racines de renouées descendaient le courant pour aller se bouturer ailleurs, avec pourtant un débit minimal.
2) juste après le "curage" au Bull, faire un arrêt d'usine à Brens et faire passer toute l'eau dans le vieux rhône. La renouée fraichement arrachée peut alors être emportée et aller se déposer sur toutes les autres berges et s'y enraciner avec ce qu'il faut de limon comme engrais!!!
3) choisir pour le curage l'époque où la renouée est en graine (à partir du 15 septembre). Cette année heureusement on a curé plus tôt, à la floraison. Il sera alors procédé involontairement à une extension de la renouée par bouturage!!! Mais: le fait d'avoir remué la terre la rend meuble et permet à l'eau d'emmener très facilement les graines déjà ensevelies! Rien n'est perdu: on assiste alors à un épandage de limon enrichi aux graines de renouées.

Il aurait été judicieux de curer non pas en septembre mais en aout, en laissant la terre de tasser, et faire en sorte que les boutures de renouée s'enracinent ou meurrent sur place au lieu de leur offrir l'occasion de faire un voyage vers l'aval.
Et on peut se demander si on aurait du curer: car même avec le débit du rhône entier, en septembre l'eau ne monte pas assez pour innonder (250cm au pk127800: on est encore loin de 4m), même avec des lônes envahies: au contraire, la crue artifiçielle aurait été bénéfique pour l'écosytème normal sans l'être pour la renouée.
De plus, le peu d'eau qui passe sur les surfaces concernées par le curage compte peu dans la hausse de la ligne d'eau: le curage, du moins dans le but d'éviter un excès de hausse semble inutile.

L'arrêt d'usine d'automne a pour effet de placer la période de forte eaux au moment précis du grainage d'espèces étrangères, et en plus, il y a inversion de l'état naturel: on créé une période de relative forte eaux au moment de l'étiage d'automne (en effet, l'arrêt d'usine est exprès choisi à l'étiage). Cette inversion de l'hydrogramme en plus du raclage au bull explique en partie la modification de la flore!
 
 

Il est intéressant de comparer les berges d'une portion de fleuve préservée de la privation d'eau avec celles des portion de Rhône courcicuité.
mise à part des problèmes de marnage dues aux éclusées et de la rareté des poissons du au cloisonnement des autres parties du fleuve, la portion de Groslée à Évieu peut être considérée comme bien conservée.

Sur une partie où le rhône conserve l'intégralité du débit Groslée-Évieu
14540'52"N 0533'45"E1b1c
24550'15"N 547'59"E
Voici des exemples de berges ressemblant à l'aspect initial d'avant l'aménagement, photos n°1, 1b,  1c entre Pont de Groslée et Évieu, Photo n°2 entre Vions et Culoz. Les saules ont constamment les pieds dans l'eau, et les berges sont truffées de roselières idéales pour les oiseaux nicheurs batraciens et autres représentants de la faune alluviale.
On retrouve aussi cette caractéristique dans les lônes, pleines de vie.

1c4540'39"N 533'44"E

En privant le rhône du tiers de son débit on commence à voir apparaître un autres type de berges, plus caillouteuses ou déjà sujettes à l'apparition de plantes envahissantes (portion de Brégnier cordon).
4537'14"N 538'19"E20010601_1139_jn25topv94_.jpg
4537'33"N 538'24"E20010601_1311_jn25tpqa35-.jpg
 

On arrive avec 5 à 10% de débit à des résultats préoccupants dans la portion de Belley
4546'3"N 546'46"E si cette partie bénéficie de temps à autre de crues, celle ci sont trop rares et soudaines et pas assez prolongées dans le temps pour nettoyer les limons déposées sur les berges qui deviennent rapidement végétalisées: nous avons donc des berges qui sont impénétrables en été et qui donnent par contre aucun refuge en hiver. Cette végétation, pourri et contribue... à l'effet de serre en dégageant du méthane... d'où un appauvrissement de la faune, et aussi de la flore, les saules par exemple ne peuvent plus se régénérer (les pousses sont étouffées et privées de lumière).
4546'6"N 546'44"E

La CNR passe tous les 3 ans pour nettoyer au bulldozer, en automne pour que ça ne gène pas l'évacuation des crues. OUI! on en arrive à passer dans le lit d'un fleuve au bulldozer...

c'est beau? hein? 4545'55"N 546'49"E

Il s'ensuit de ces descentes mécanisées, une perturbation des transports de charge: les gravières ainsi raclées sont déstabilisées et descendent le courant à chaque crue (lâcher de barrages brutaux avec suppression du dépôt de fines (le débit étant ramené à une valeur basse trop brusquement), il se produit alors une accélération des phénomènes d'érosion à sens unique tel que basculement du lit (creusement en amont comblement en aval) avec perte d'altitude de la ligne d'eau en amont de lucey (proche de 1m depuis 15 ans)
Certains acteurs de la restauration du Rhône ont même essayé de nous faire avaler que ces énormes gravières, d'une conformation qu'on ne voyait pas avant 1980 étaient... naturelles!!!
(en effet entre 1998 et 2001 la personne chargée de piloter un projet de restauration du rhône, ne connaissait pas la région, et était, d'après les "bruits" originaire de Pierre Bénite, une région qui n'a rien à voir avec la nôtre...) Les aberrations qui se sont ainsi produites ont contribué à rendre les riverains méfiants, et à bloquer, à cause de trop grosses incohérences le processus de restauration du rhône...)
 

Renouée du Japon.

Stratégie de la plante.
Toute la période végétative, cette plante pousse rapidement et se débarasse de ses concurrentes en les privant de lumière. Les tiges coupées deviennent racines si elles se trouvent entérées ou tombé directement au sol.
Floraison fin aôut à mi septembre, puis production massives de graînes: si on touche alors à la plante, pire si on la fauche, les graines tombent alors massivement et polluent le sol. Elles sortent en concurence avec leur plante mère au printemps. Ces graines s'incorporent au limon déposé dans les crues. Elles ont alors un terrain idéal: elles sortent avant et s'imposent alors exclusivement sur les sables déposés par la crue sur la végétation herbeuse. De plus les plantes de la génération précédentes favorisent en faisant des barrages flottants entre les trons d'arbres, le dépot de limon enrichie de graînes.

le résultat c'est ça...

 

Comment la gestion du vieux rhône favorise cette plante.
La plante attend qu'une chose à l'automne: d'être secouée (les graines tombent par terre),  un retournement de terre: les graines, des racines pouvant se bouturer, et les tiges pouvant se marcoter, sont enfouies en profondeur et les terres ainsi semées deviennent un réservoir qui épandra les graînes à chaque crue, plus efficacement que si elles était que sur le sol. En effet, les graines vont s'épandre alors dans des conditions idéales: elles partirons en effet avec la garantie de crues violentes qui se chargeront de les transporter et de les déposer ensuite sur toute les berges avec garantie de
- avance sur les concurrents ensevelis
- couche d'engrais immédiatement disponible
- toujours des graînes enterrées à la profondeur idéale
- graines réparties à toutes les  strates de profondeur pour qu'à chaque remaniement y'en a qui germent!
- conditions de dépot de limon favorisées par les barrages formés par les cannes de la renouée morte de la génération précédente: même morte cette plante se rend service à elle même!
il y en a toujours des graines près de la surface qui pourront germer.
Si ça ne suffit pas, il y a les tiges et les racines qui viennent en renfort (arrachées par la CNR lorsqu'elle cure les lône!!!)
En conclusion, le curage des berges et des lônes en automne ou juste avant les lachers de barrage ne peut pas mieux tomber pour favoriser cette plante.

Comment limiter son emprise?
Un monsieur de l'ONF avait émis cette sugestion: glyphosate. Cette solution chimique tuerait la plante jusqu'aux racines mais devrait être répétée tant que le réservoir de graîne n'est pas épuisé! Faut t'il commettre l'imprudence de mettre des herbicides directement dans le lit du fleuve qui alimente la nappe phréatique?
Des tels traitements sont menés à la Réunion dans le cirque de Cilaos pour le Troëne et la longose. Des équipes coupent au sabre, un par un tous les pieds, ensuite, un "spécialiste" vient déposer du produit uniquement sur chaque souche. Cette méthode sera bien diffiçile avec la renouée dont la tige est creuse et stocke l'eau, et aura t'on la patiente, en métropole d'agir ainsi?

Il faut à mon avis faucher la plante à répétition là ou l'eau ne risque pas d'emmener les tiges (ou alors en les ramassant (2 fois par mois) et en dehors de sa période de graine ne faucher que les endroits ou la plante repousse (ne pas toucher les plantes adultes de mi septembre jusqu'au printemps), de manière à sans cesse demander des ressources aux racines tout en l'empêchant d'atteindre le stade adulte: Les pousses ressortent avec encore plus de vigueur les premières fois puis le diamètre diminue à chaque repousse, et finalement lors de fauches à 30cm du seul, peut à nouveau apparaître un tapis herbeux et des orties.
L'herbe ne permet pas une concurrence suffisante pour se battre avec les nouvelles pousses même moins vigoureuses qui ressortent toujours, les ortis et les ronçes n'y parviennent que sporadiquement.
Une autre espèce envahissante peut se montrer ici utile là ou elle est présente. L'impatience. Celle ci repousse et prend de vitesse la renouée affaiblie par les fauches, et finit par prendre le dessus. En coupant alors sélectivement que la renouée, et en conservant l'impatience on obtient finalement la majorité pour l'impatience et un terrain enfin défavorable pour la renouée.
Ceci permet un travail d'élimination plus façile durant 3 ans à peu près de la renouée: tiges isolées à couper.
L'impatience s'éradique plus facilement et en 1 ou deux ans seulement avec une fauche par mois, fauche bien plus façile.
On obtient au final un "gazon" propice à la repousse des saules, une forêt "ouverte" dans laquelle reviennent des ronçes, et diverses herbes qui ne sont pas exclusives sur leur territoire..
Ce gazon s'autoentretient par endroit avec du piétinement de castors. Ceux ci renversent l'impatiente surtout lorsqu'ils tirent des branches et il se conserve des mini clairières dans lesquelles les plantes de lumière peuvent s'établir, ainsi que les bouture de saule. Il faut veiller à faucher l'impatience avant le grainage qui survient, malheureuse coincidence juste à l'époque du curage au buldozer (septembre octobre) qui fait alors un épandage massif et en profondeur juste au bon moment!

Il devrait être essayé aussi de mettre des herbivores en pature dans les portions ou l'éradication de la renouée est tentée, si ils ne la mangent pas, au moins ils piétineront et tasseront la terre (moins favorable alors à la renouée).